Bien commun et patrimoine de l’Humanité
La notion de Bien public mondial est d’origine économique. Paul Anthony Samuelson la théorisa en 1954. Le Bien public mondial est non rival et non exclusif : sa consommation par une personne n’affecte pas celle des autres (non rival, comme respirer de l’air) et qu’il est impossible d’empêcher quiconque d’en bénéficier (non exclusif, comme l’éclairage public).
Nous privilégions l’appellation Bien commun de l’humanité à celle de Bien public mondial car la notion de Bien commun ne saurait être réduite à une approche strictement économique.
En effet, l’accès et l’utilisation de tout bien commun a des conséquences sociales, environnementales et politiques.
La notion de Patrimoine de l’humanité, plus ancienne, est d’origine juridique, elle est issue du droit romain et désigne simultanément un titre de propriété et une responsabilité de gestion.
Un patrimoine renvoie à un héritage et à l’obligation de transmission aux générations futures. Cette notion désigne des ressources ou des espaces qui ne tombent pas sous la souveraineté d’un État : leur appropriation est exclue soit du fait de leur nature (l’espace, les corps célestes, les fonds marins), soit du fait d’un accord international, tel celui concernant l’Antarctique depuis 1959.
Préserver les biens communs de l’humanité et veiller à leur utilisation collective
Les Biens communs de l’Humanité sont au nombre de 4 : l’eau, la terre, l’air et les énergies naturelles. Ils sont tous essentiels à la vie sur Terre mais sont aujourd’hui menacés par l’introduction d’une spéculation aveugle et court-termiste dans des domaines aussi vitaux que l’approvisionnement en eau, en énergie ou en nourriture.
Les Biens communs doivent être placés entre les mains d’institutions légitimes qui les gèrent dans l’intérêt de tous et non pas pour le seul profit d’individus ou d’intérêts privés. Leur utilisation doit être partagée équitablement afin d’éviter tout conflit entre nations ou peuples.
La principale difficulté dans la défense des Biens communs est qu’ils entrent dans une catégorie juridique encore inexistante, et que seules des institutions légitimes peuvent gérer leur préservation et leur utilisation raisonnée.
Il est nécessaire de mettre en place les instruments juridiques permettant de recenser et de préserver le Patrimoine commun de l’humanité.








