Dans le cadre de la 29ème session du Conseil des Droits de l’Homme, France Libertés a interagi avec le Conseil à travers :

–    La rédaction et la diffusion de plusieurs déclarations écrites qui portaient sur :

  • les violations des droits des populations autochtones du Brésil liées à la construction de barrages,
  • la violation du droit à l’eau à Caimanes liée à un réservoir de déchets miniers (Chili),
  • le droit à l’eau dans la ville de Medellin (Colombie),
  • le massacre du Charco (Mexique),
  • la violation du droit à l’eau au Mexique du fait de la prolifération des activités extractives
  • la spoliation des ressources naturelles au Sahara occidental.


–    L’organisation d’un évènement-parallèle sur les barrages au Brésil et le droit à la consultation des peuples autochtones. Cet événement, qui a eu lieu le 24 juin 2015 au Palais des Nations à Genève, a rassemblé une quarantaine de personnes dont des membres de la société civile, des équipes des Nations Unies mais aussi de représentations permanentes d’Etats. Il s’agissait de revenir sur le lien entre barrages et peuples autochtones avec l’exemple du Brésil. Le Brésil construit et prévoit de construire toute une série de barrages en Amazonie, territoire de nombreux peuples autochtones dont les modes de vie reposent largement sur les fleuves qui les entourent. Or, en plus des nombreuses conséquences négatives des barrages constatées par ces peuples, leurs droits ne sont pas respectés alors même que le Brésil a ratifié la Convention 169 de l'Organisation internationale du travail (OIT) en 2002 et reconnaît ces droits dans sa Constitution, notamment le droit à la consultation préalable, libre et éclairée. Les intervenants de cet événement parallèle ont présenté les différents enjeux autour de ces projets de barrages. Ademir Munduruku, leader autochtone, est revenu sur l’impact des barrages sur la vie de son peuple. Felicio Pontes, procureur fédéral de l’Etat du Pará, est intervenu sur le contexte juridique et judiciaire autour des barrages au Brésil. Enfin, Bianca Jagger, présidente et fondatrice de la Bianca Jagger Human Rights Foundation, a témoigné des violations dont sont victimes les populations autochtones de la zone concernée.

–    La rencontre avec plusieurs acteurs clés (équipe de plusieurs rapporteurs spéciaux des Nations Unies, représentation permanente du Brésil, personnel du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme) afin que nos deux intervenants brésiliens, Ademir Munduruku et Felicio Pontes, puissent alerter sur les violations ou menaces quant aux droits des peuples autochtones dans le cadre de la construction de nombreux barrages en Amazonie brésilienne.

La Fondation France Libertés a également organisé de multiples rencontres à Paris avec Ademir Munduruku et Felicio Pontes afin d’alerter autorités publiques, entreprises et société civile sur les violations commises par l’Etat brésilien contre les populations autochtones. Pour en savoir plus sur les événements à Paris et Genève, consultez notre dossier de presse.

 
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