Emmanuel Poilane, Maître Alexandre Faro et Jean-Claude Oliva au Tribunal de Paris avant le rendu de justice favorable suite aux accusations de diffamation.


« Je me rappellerai toujours la fois où je suis allée rendre visite à cette femme du côté de Soissons. Elle nous a accueillis chez elle et nous a dit : 

-Je peux vous donner tous les papiers que vous vous voulez, je sais que vous ne pouvez rien pour moi. » 

Devant le désespoir des foyers privés de conditions de vie dignes, la Fondation et la Coordination Eau Ile-de-France organisent la réplique. Face aux questions, la réponse des géants de l’eau est toujours la même : vous vous trompez sur la loi ! La loi Brottes est pourtant claire : les coupures d’eau sont illégales. Qu’à cela ne tienne, la lutte se poursuivra devant les tribunaux et jusqu’au Conseil constitutionnel s’il le faut.

« Lorsque nous avons gagné au tribunal pour cette femme, qu’elle a pu retrouvé l’eau ça a été une occasion formidable de se dire : c’est possible ! La première étape qui nous a donné confiance en l’idée d’utiliser la justice dans l’intérêt général a entrainé la seconde étape, notre victoire devant le Conseil Constitutionnel puis la dernière devant la Cour Correctionnelle après avoir été attaqué par Veolia pour diffamation. L’intérêt général peut être défendu en France, c’est la morale de notre victoire, c’est pourquoi nous avons le sourire sur cette photographie à la fin de notre parcours judiciaire. » 

 

D’après le témoignage d’Emmanuel POILANE, secrétaire général de la Fondation.


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