Mobilisation de la Jeunesse Autochtone de Guyane contre le projet Montagne d’Or

Mirage fantasmagorique du mythe perdu de l’Eldorado, illusion mensongère qui promet des emplois et un développement, seule la soif de profit et la croyance en une supposée supériorité sur la nature motivent en réalité le projet minier de la « Montagne d’Or ».

En plein cœur de l’Amazonie guyanaise, cette gigantesque mine détruirait de précieux joyaux de biodiversité, renversant les étincelants équilibres de la forêt tropicale et menaçant la vie des peuples autochtones riches de ces terres qu’ils habitent depuis des générations. La vraie richesse n’est pas là où on le pense ! 

Après de nombreuses manifestations en Guyane pour affirmer leur opposition à ce projet mortifère, les peuples autochtones ont plaidé la défense du vivant et la reconnaissance de leurs relations particulières à leurs territoires durant le 4ème Tribunal international des droits de la nature qui s’est tenu à Bonn en marge de la COP23. En partenariat avec Maiouri Nature, Nature Rights et mouvement Jeunesse Autochtone de Guyane, le cas de la Montagne d’or a été présenté devant cette juridiction citoyenne.

Le résultat est sans appel : ce projet extractiviste prédateur s’oppose aux droits humains et à la Déclaration Universelle des Droits de la Terre Mère. Un verdict dont les politiques, experts et industriels devraient tenir compte au moment où le débat est réouvert par les nouvelles annonces de la compagnie minière vantant un projet « vert ».

Répétons-le encore, la « mine verte » n’existe pas !


 

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