Le chef Mapuche Alberto Curamil, en lutte depuis de longues années contre l’exploitation effrénée de la nature avait été mis en ‘prison préventive’ pendant plus d’un an pour des faits qu’il n’a pas commis. Une façon de le réduire au silence et de criminaliser la lutte environnementale et autochtone. Aujourd’hui, il est enfin libéré !

Alberto Curamil est un Lonko (autorité traditionnelle) du peuple mapuche qui a mené, pendant des décennies, un processus de résistance contre l’installation de centrales hydroélectriques et de sociétés forestières de monocultures de pin et d’eucalyptus sur leur territoire, dans le sud du Chili. Son combat a été reconnu internationalement cette année 2019 avec l’obtention du prix environnemental Goldman.

À la suite de cette lutte, pendant un an et quatre mois, il a été privé de liberté, soumis à une enquête pénale non fondée visant à intimider son travail de défenseur de l’environnement et à stigmatiser le peuple mapuche. La procédure pénale a été réalisée sans respecter les garanties procédurales, cherchant accuser Alberto Curamil, sans aucun fondement, d’avoir participé à une agression armée contre une succursale bancaire qui a eu lieu 6 mois avant son arrestation. Cause pour laquelle le gouvernement est plaignant et demande une peine de 50 ans de prison.

Pour la Fondation Danielle Mitterrand, il était clair que la privation injuste de liberté faisait partie d’une stratégie de l’État pour réprimer et criminaliser la lutte du peuple mapuche pour la défense du territoire, des eaux et de toutes les formes de vie.

Aujourd’hui, vendredi 13 décembre 2019, Alberto Curamil a enfin été libéré et reconnu innocent. Nous nous en réjouissons !

La criminalisation des défenseurs des droits humains et de la nature doit cesser !

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