La première rupture (équivalent de 2000 barils) a eu le lieu le 25 janvier dans le district Imaza (Amazonas) provocant la pollution de plantations de cacao et la contamination des eaux alimentant le fleuve Chiriaco. Quelques jours plus tard, le 3 février, un second déversement de l’équivalent de 1000 barils a été constaté dans le district de Morona (région de Loreto) contaminant le fleuve Marañón. Les images de ces dommages environnementaux parlent d’elles-mêmes :

Avertie à travers des articles publiés sur le site de notre partenaire péruvien, la SPDA, la Fondation Danielle Mitterrand tenait à informer sur cette récente catastrophe pétrolière. Les déversements de pétrole  ou de déchets miniers sont de plus en plus fréquents et posent de véritables problèmes environnementaux et sanitaires. Dans le cas du Pérou, on estime qu’il faudra un an au minimum pour que les zones affectées soient dépolluées. En outre, la catastrophe touche 8000 habitants dont plusieurs communautés autochtones particulièrement mises en danger du fait de la pollution des eaux. Le Défenseur du Peuple, Eduardo Vega Luna a d’ailleurs demandé à PetroPéru que soit garanti l’accès à une eau potable ainsi qu’à de la nourriture pour les communautés autochtones affectées.

La cause de ces déversements reste encore à déterminer par l’OEFA, l’organisme d’évaluation environnemental péruvien. Sont évoqués un glissement de terrain et aussi le mauvais état de l’oléoduc. Les normes techniques, environnementales et sociales doivent être particulièrement exigeantes pour toutes les infrastructures liées aux activités extractives.

Les peuples ne peuvent plus tolérer les pollutions massives mettant à mal leurs droits fondamentaux et causant des dommages, parfois irréversibles, aux écosystèmes.

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