Les droits des peuples autochtones ignorés ! C’est en ces termes que la Fondation France Libertés a réagi le mois dernier après la décision de l’Office européen des brevets (OEB) de reconnaitre un brevet déposé par l’IRD, l’Institut de Recherche pour le Développement. Ce brevet porte sur les propriétés antipaludiques de la plante Quassia Amara (aussi appelée Couachi), identifiées en Guyane grâce à l’apport de savoirs traditionnels.

Tapo Aloike devant OEBTapo Aloïke est un autochtone Wayana de Guyane. Actuellement étudiant en philosophie à Toulouse, il est allé à Munich, en Allemagne, pour témoigner devant l’Office européen des brevets et faire valoir les droits de son peuple. Sans succès. L’OEB lui a refusé le droit de prendre la parole. Il répond aux questions de Philippe Boury pour Fréquence Terre.

On a refusé d’entendre la communauté amérindienne, son avis, ses positions, ses choix, ses décisions. Cela m’a un peu touché. Je n’ai pas ressenti de haine mais un sentiment d’injustice et de négligence. Une sorte de mépris. J’ai l’impression qu’on n’était pas considéré au niveau des instances européennes.

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