Communiqué commun

Fondation Danielle Mitterrand – Ville de Poitiers

 

La mairie de Poitiers souhaite s’inspirer et apporter son soutien aux expérimentations politiques menées dans le Nord-Est de la Syrie

15 mars 2021

« Le Nord-Est de la Syrie est aujourd’hui un fantastique lieu d’innovation, nous devons nous en inspirer », résume Léonore Moncond’huy, maire écologiste de Poitiers, au terme de notre rencontre avec la Fondation Danielle Mitterrand et Un Ponte Per. Les convergences politiques  sont très fortes entre une municipalité comme Poitiers et les acteurs locaux de Syrie du Nord-Est (anciennement Rojava, le kurdistan syrien) : dans cette région autonome issue de la guerre en Syrie et du combat contre Daech, où vivent près de 4 millions de personnes, s’invente en effet une expérimentation politique inédite basée sur la démocratie locale, l’émancipation des femmes, l’économie coopérative et sociale, le pluralisme culturel et religieux, et l’écologie.

Apprendre de l’expérimentation en Syrie du Nord-Est peut être inspirant pour de nombreuses municipalités françaises impliquées dans des dynamiques de transformation et d’émancipation. C’est pourquoi la Fondation Danielle Mitterrand va à la rencontre des équipes municipales intéressées, comme en ce début d’année 2021 à l’Hôtel de Ville de Poitiers où la Fondation Danielle Mitterrand, accompagnée par Un Ponte Per et l’élue régionale Corinne Morel-Darleux, a rencontré Léonore Moncond’huy et Zoé Lorioux-Chevalier, conseillère municipale déléguée à la coopération extérieure et aux partenariats. A travers son engagement sur le terrain, notamment au côté de l’ONG italienne Un Ponte Per impliquée dans la région depuis 5 ans, la Fondation Danielle Mitterrand a pu constater l’incroyable dynamique de transformation en cours mais aussi sa précarité du fait des menaces de Daech, de la Turquie ou de la Syrie de Bachar el-Assad. Dans ce contexte très difficile, les municipalités sont en première ligne pour fournir les services de base et répondre aux forts besoins de la population. Mais elles sont encore trop peu soutenues dans leurs nombreux projets de terrain.

Les rencontres avec des municipalités françaises sont aussi l’occasion de réfléchir ensemble à d’éventuels partenariats de coopération internationale avec les acteurs de la société civile et les municipalités de Syrie du Nord-Est syrien, sur les enjeux d’innovation démocratique, d’écologie, d’égalité femmes-hommes ou encore d’éducation.  « Construire des projets avec les habitants et habitants du Nord-Est de la Syrie va tout à fait dans le sens que nous souhaitons donner à la coopération décentralisée », explique Zoé Lorioux-Chevalier, « ce territoire a besoin de notre aide, pour répondre à des besoins immédiats et vitaux, et pour réussir une transition écologique, démocratique et féministe basée sur la coexistence des peuples et des religions, mais nous avons également beaucoup à apprendre de leurs innovations ! »

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