La Montagne d’Or, une dénomination flatteuse pour une réalité dévastatrice pour la Guyane. C’est en fait un projet de mine d’or, à l’échelle industrielle. Si cette mine voyait le jour, ce serait la plus grande à ciel ouvert jamais exploitée en France, et un désastre programmé pour la Guyane.

Derrière ce projet titanesque se trouvent deux entreprises, une canadienne et une russe, et un blanc-seing : celui du gouvernement français. Entre risques environnementaux et droits humains malmenés, ce projet ne provoque pas l’adhésion des populations. D’autant que les promesses d’emploi restent hypothétiques. 18 organisations, dont France Libertés, se mobilisent depuis de nombreux mois pour démontrer l’aberration d’un tel projet.

Marion Veber est chargée du programme « Droit des peuples » à France Libertés. Elle répond aux questions de Philippe Boury pour Fréquence Terre.

Marion Veber

Les organisations autochtones sont très mobilisées, y compris la jeunesse. Elles revendiquent leur rapport à la nature, le besoin de protéger cette forêt amazonienne.

Quelle crédibilité la France va avoir à donner des leçons d’écologie si elle accepte ce projet titanesque ? La Montagne d’or se situe en plein cœur de l’Amazonie, poumon de la planète, entre deux réserves intégrales de biodiversité. Ce que nous demandons c’est l’arrêt immédiat de ce projet, mais également de tout projet de ce type sur le territoire guyanais au regard de cette exceptionnelle biodiversité.

Partie 1.

Partie 2.


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