Pour beaucoup d’entre vous, c’est une première dame de France qui s’éteint.

Pour ceux qui la connaissait, c’est la petite fille qui a forgé son indignation dans la résistance au nazisme durant la seconde guerre mondiale et qui depuis n’a cessé de se battre contre l’injustice et pour un monde plus juste.

Danielle était altermondialiste, vivait dans une grande sobriété au quotidien, était résistante. Toujours très active, elle ouvrait son écoute aux plus faibles.

Cela semblera peut être surprenant à ceux qui ne l’ont vu que sous les plafonds dorés de la république mais ces 14 années d’Elysée n’ont pas changé cette femme qui a fait de son combat pour l’eau, bien commun de l’humanité, l’objectif de toute une vie. Avec une conviction, imaginer un autre monde, un monde plus juste.

Il y a quelques semaines seulement nous l’interviewions dans le cadre du 25è anniversaire de la fondation.

Danielle mettait son énergie et sa volonté, pour aider ceux qui en ont besoin, surtout les plus jeunes, avec l’espoir que cet esprit de résistance et de lutte contre l’injustice puisse agir efficacement contre le capitalisme qui nous étouffe.

Elle espérait le jour où l’Humanité pousserait les barrières du matérialisme pour entrer dans un monde aujourd’hui encore utopique et demain réel : un monde de partage, d’équilibre, de bon sens.

Le 4 octobre dernier, Danielle intervenait pour la conférence « Changer de monde, comment choisir le bon sens ? ». Je vous invite à prendre le temps de regarder cette conférence pour découvrir ses positions, l’hommage à son parcours et les apports des conférenciers pour que le bon sens reprenne ses droits.

La mort fait partie de la vie, nous en discutions souvent. Malgré le vide que son départ laisse, les enjeux restent les mêmes et la Fondation continue son action pour que l’on puisse le plus rapidement possible dire que l’accès à l’eau pour tous dans le monde est une réalité concrète.

Cette réalité, c’est l’espoir de la construction d’un monde basé sur l’échange, la réciprocité et la coopération plutôt que sur la compétition, la peur et la guerre.

Si vous aussi vous appelez cette réalité de vos vœux, gardez en mémoire le combat de toute une vie de militante et portez son message de paix aux quatre vents.

Danielle, vous restez à nos cotés et nous continuerons d’avancer dans vos pas avec la même intransigeance et la même ferveur.


Emmanuel POILANE, Directeur de France Libertés

 

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