La pandémie en cours et les tragédies que nous vivons révèlent toujours plus les profonds bouleversements de ce monde. Il n’y aura pas de retour à la « normale », notre civilisation se délite, l’illusion du progrès linéaire des chantres de la croissance s’évapore.

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère géologique, l’anthropocène, celle qui reconnait l’espèce humaine comme le dérégulateur en chef de cette planète. Sixième extinction de masse et dérèglement climatique viennent nous le rappeler, sans changement de monde, c’est une grande partie de la vie sur Terre qui peut disparaitre.  « La sauvegarde de l’humanité implique un changement de modèle », la vision de Danielle Mitterrand n’a jamais été autant d’actualité !

Cette situation inédite donne le vertige, mais il n’y a pas fatalité. Alors que faire ?

Les réponses sont multiples et plurielles.
Pour notre part, nous appelons, via notre manifeste (adopté en juin 2019 et que vous pouvez retrouver ICI) à :

  • Rompre radicalement avec le système néolibéral et productiviste. Nous réfutons le concept de transition, on ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré !
  • Être radical au sens littéral du terme, c’est-à-dire prendre les problèmes à leurs racines pour agir sur les causes profondes plutôt que sur les conséquences.
  • Engager une métamorphose radicale du monde ! Transformer profondément tant nos façons de percevoir le monde, nos rapports aux autres et au reste du vivant que nos façons d’agir et de construire collectivement nos sociétés.

Pour réussir cette métamorphose, donnons vie aux utopies !  C’est aujourd’hui la raison d’être première de la Fondation (et sa nouvelle signature).

L’imaginaire collectif dominant s’est construit sur l’idée que la croissance capitaliste était l’unique voie possible, comme le prônait le fameux TINA  « there is no alternative » de Margaret Thatcher.

Pour pouvoir agir autrement, nous avons donc besoin de nous extraire de cette idée, d’envisager le monde autrement, de proposer d’autres imaginaires, des utopies désirables ! Ce sont elles qui permettent les récits mobilisateurs, l’action collective et in fine la transformation du réel, de nos vies.

Ces utopies doivent s’exprimer, se réaliser. Certaines émergent, ici et ailleurs, à petite et grande échelle, et progressivement deviennent des alternatives crédibles. D’autres naissent ou ne demandent qu’à éclore. Basées sur le(s) commun(s), elles dessinent un monde libéré des oppressions tant pour les êtres humains que pour le reste du vivant.

Il est donc vital de soutenir ces utopies, celles et ceux qui les portent, et de les relier pour renverser le système dominant qui menace la vie sur notre Terre.

Dès le 23 novembre, vous pourrez découvrir l’une de ces alternatives concrètes, celle de Buzuruna Juzuruna, collectif libanais lauréat du prix Danielle Mitterrand 2020, lors d’un événement spécial en ligne !

Ces prochaines semaines, nous vous présenterons les missions et l’identité renouvelées de notre fondation pour, ensemble, donner vie aux utopies et changer de monde !

 

 

 


Jérémie C
homette
Directeur de la Fondation Danielle Mitterrand

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