La préservation des véritables richesses naturelles et culturelles de l’humanité a été au cœur des axes de réflexions et d’action du Forum Social Mondial de Dakar. Au croisement des luttes pour la justice environnementale, la préservation des biens communs de l’humanité et le respect des droits des peuples autochtones, la lutte contre la biopiraterie avait donc toute sa place au sein des mobilisations pour la reconnaissance des droits collectifs des peuples sur la biodiversité.

En terre africaine, cette question est d’autant plus importante que la biodiversité y est fortement concentrée et que les droits des peuples autochtones ne sont que très faiblement pris en compte dans la gestion et l’exploitation des ressources naturelles.

Pour dénoncer les conséquences du pillage des savoirs traditionnels des peuples autochtones par des acteurs privés à travers des cas concrets et proposer des alternatives, France Libertés et le Collectif Biopiraterie ont organisé un atelier intitulé « Non à la Biopiraterie : pour le respect des droits des peuples sur leurs richesses ».

André Abreu, directeur de l’association France Libertés Brésil souligne l’importance de « saisir la gravité de ce phénomène, survenant en parallèle de la privatisation de l’eau et de l’accaparement des terres (…) par des groupes privés. Ces derniers empêchent les populations d’utiliser librement leurs propres produits, privant la population de la jouissance d’un patrimoine collectif ». En référence aux précédents Forum Sociaux Mondiaux, il reprend la devise : « un autre modèle politique basé sur les Biens Communs est possible » et lance un appel à rejoindre le mouvement pour la défense des biens communs, essentiels à la vie.

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