Après une journée de rencontres avec des responsables du Haut Comissariat aux droits de l'homme, le side-event organisé par France Libertés-Fondation Danielle Mitterrand dans le cadre de la 24ème session du Conseil des droits de l’homme a suscité beaucoup d'intérêt.

Ce vendredi 13 septembre 2013, dans le Palais des Nations à Genève, un public nombreux (des représentants des Etats, des experts de l'ONU et de la société civile…) s’est rassemblé pour participer aux débats sur le thème du droit à l’eau des peuples autochtones menacé par les industries extractives et les grands barrages.

Emmanuel Poilane, directeur de France Libertés, a mis l’accent sur les défis liés à l’eau face aux enjeux du développement économique à tout prix. Il a affirmé que le Conseil des Droits de l’Homme doit s’assurer que tous les Etats inscrivent dans leurs Constitutions le droit à l’eau.

Milton Sanchez, président de la plateforme interinstitutionnelle du Célendin au Pérou, a présenté l’impact humain du projet minier Conga à Cajamarca. Il a dénoncé des atteintes aux droits fondamentaux.

Sylvain Angerand, responsable de campagne des Amis de la Terre, a critiqué le manque de dialogue autour des projets de grands barrages, en particulier l’absence de concertation avec les institutions financières internationales.

Les échanges avec le public ont généré des débats entre représentants d'Etats et d'ONG sur des cas spécifiques, ce qui montrent bien les difficultés des populations locales à être entendues.

Ce plaidoyer a abouti à une déclaration orale internationale adressée au Conseil des Droits de l’Homme. Elle demande à l’ONU de s’assurer que les Etats mettent en place des mécanismes de participation des peuples autochtones dans chaque projet économique. En parallèle, elle exige que les Etats fournissent une protection juridique renforcée aux peuples autochtones face au pouvoir économique des sociétés transnationales.

France Libertés continuera à plaider sur ce thème qui, comme nous l'avons constaté à Genève, est de plus en plus d'actualité et génère beaucoup de débats.

Photo: Rodrigue Olavarria (à gauche), consultant international eau et droits humains, et Milton Sanchez (à droite), président de la plateforme interinstitutionnelle de Célendin au Pérou

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