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CELDF dénonce le manque de protection juridique du droit à l’eau pour tous face aux entreprises extractives qui bénéficient, elles, de réglementations souples. Elle analyse le manque de représentativité dans la gouvernance américaine par la forte collusion qui existe entre l’État et les grandes entreprises. Dans ce contexte, le défi de CELDF consiste à promouvoir une gouvernance locale permettant de s’opposer aux modèles de développement non-durables adoptés à niveau fédéral et étatique.

Combattre le droit par le droit est un travail de longue haleine. Cela passe tout d’abord par l’étude du fonctionnement des institutions avec les communautés désireuses de prendre en main leur développement local. Il faut ensuite rédiger des textes à valeur juridique permettant aux pouvoirs locaux de faire valoir leur droit à la gouvernance locale. Pittsburgh a ainsi été la première ville à adopter à l’unanimité, par le biais de son Conseil municipal, l’interdiction de l’usage de la fracture hydraulique sur son territoire. Cette interdiction a été accompagnée d’une déclaration de droits comprenant le droit à l’eau, le droit à un développement durable ainsi que les droits de la Nature. Ce mouvement s’étend désormais à plusieurs villes dans les États de Pennsylvanie, New-York, Maryland, Ohio ou encore Nouveau-Mexique bien qu’il fasse l’objet de contestations de la part des entreprises qui cherchent à invalider de tels mécanismes. 

Cette initiative ambitieuse, soutenue par la Fondation France Libertés, redonne espoir au pouvoir citoyen local qui pourrait, à terme, influencer les législations des États et du pays dans son ensemble.

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