A l’occasion de la journée mondiale de l’eau le 22 mars, la Fondation Danielle Mitterrand réaffirme la nécessité absolue du droit à l’eau et à l’assainissement pour tous.

L’Assemblée générale de l’ONU a reconnu en 2010 le droit à l’eau et à l’assainissement. Cependant cette reconnaissance ne suffit pas à rendre effectif le droit à l’eau pour tous. En effet, aujourd’hui encore plus du tiers de l’humanité n’a pas accès à une eau potable et 4,2 milliards de personnes vivent sans accès à des toilettes. La France est également en retard. Les Outre-mer sont particulièrement touchés par le manque d’accès à l’eau. A Mayotte par exemple, 41 000 personnes, soit 16.3% de la population, n’ont pas accès à des services d’eau potable gérés en toute sécurité. 
 

La reconnaissance du droit à l’eau par l’ ONU n’a pas entrainé de remise en question des causes profondes qui entraînent des inégalités d’accès l’eau. La lutte pour le droit à l’eau est d’abord une lutte contre la marchandisation, la privatisation et la financiarisation de l’eau. La Fondation Danielle Mitterrand s’oppose à une vision purement économique qui considère l’eau comme un bien marchand.
 

L’eau est le symbole du partage d’un élément dont chacun, riche ou pauvre, a le même besoin, en quantité et en qualité, pour vivre. Priver une personne d’un bien vital est un crime. Pour que le partage de ce bien vital soit équitable, il doit être réalisé sous le contrôle démocratique de la population concernée.

Danielle Mitterrand
 

Pour faire avancer l’effectivité du droit à l’eau, la Fondation Danielle Mitterrand participe avec plus de 30 association à la  campagne de mobilisation L’eau est un droit.  Avec cette campagne, nous appelons les décideurs politiques à prendre enfin des mesures fortes pour rendre effectif ce droit fondamental, en France et dans le monde.
 

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