Aujourd’hui, il n’y a pas de politique mondiale de l’eau. Seuls les Forums Mondiaux de l’eau, dont le dernier s’est déroulé à Marseille en mars 2012, sous l’égide de la Banque Mondiale et du Conseil Mondial de l’Eau et infiltré par Veolia ex Vivendi-CGE et Suez-Lyonnaise des Eaux, réunissent une partie des acteurs et ce, sans réelle légitimité.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard de constater que ces deux multinationales de l’eau sont aujourd’hui présentes à travers le monde, après avoir mis la main sur le « marché » français. Face aux excès, déficiences et limites du modèle de gestion « partenariat public-privé », prôné par ces multinationales, de nombreuses communes en France ne renouvellent pas leurs contrats avec ces entreprises et font le pari de revenir à une gestion publique et démocratique de l’eau.

L’engouement pour ce retour en régie publique est encourageant. France Libertés participe à ce mouvement en témoignant des nombreux exemples réussis et en sensibilisant les citoyens à l’importance de ne pas laisser une ressource vitale pour tous entre les mains d’entreprises peu à même de garantir l’intérêt général.

D’ici à 2015, les trois quarts des contrats de délégation du service public arriveront à échéance. En cinq ans, de nombreuses municipalités vont ainsi avoir de nouveau le choix entre une gestion publique ou privée de l’eau.

Ce choix existe et c’est aux maires, premiers concernés d’exercer leur responsabilité. Le 17 novembre 2009 lors de la journée d’ouverture du 92e Congrès des Maires de France, Danielle Mitterrand a remis aux maires un appel pour une gestion publique de l’eau.

Si vous êtes un maire et vous souhaitez signer l’appel de France Libertés Tous Porteurs d’eau, rendez-vous sur la page d’accueil de notre site.

Informations utiles

• 8 % des usagers de la planète (les plus grandes villes urbaines du monde) représentent près de 30 % des usagers solvables.
• 80 % des usagers français regroupés dans 60 % des communes sont alimentés par les 3 multinationales.

Cet oligopole et cette quasi absence de concurrence se traduisent par :

• Des prix supérieurs de 20 à 44 % dans les communes qui ont délégué leur service d’eau et d’assainissement au secteur privé ;
• Des prix variant de 1 à 7 ;
• Une qualité de l’eau qui se dégrade. En 1990, 72 % des citoyens buvaient de l’eau au robinet. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 58 %. Cela signifie que le marché de l’eau en bouteilles, contrôlé aussi par des multinationales comme Danone, Nestlé et Coca Cola, s’est développé.

Sur la quasi-absence de concurrence, Veolia ex-Vivendi, Suez-Lyonnaise des Eaux et Saur qui contrôlent à 50 % chacune des douze sociétés (implantées à Marseille, Lille, Martinique,…), ont même fait l’objet d’un avis défavorable du Conseil de la Concurrence et de la Répression des Fraudes du 11 juillet 2002 qui montre leurs intérêts communs contraires à ceux des usagers.

Télécharger le document en format PDF : Remunicipalisation de l’eau en France

pour plus d’infos sur les communes qui ne renouvellent pas leurs contrats voir l’article dans la rubrique documentation/études et enquêtes/ État de la remunicipalisation en France

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