La SAUR et Veolia sont à ce jour les distributeurs les plus condamnés par les tribunaux. Mois après mois, décision après décision, les grandes sociétés de l’eau sont condamnées parce qu’elles bafouent la loi. En violation totale de la loi Brottes, ces distributeurs continuent de couper l’eau à des familles.

Chaque semaine nous parvient un nouveau témoignage d’un cas dramatique de coupure ou de réduction de débit. Plus de 1100 témoignages nous sont parvenus en 2 ans. Derrière l’arbre se cache la forêt. Ces décisions de justice éclairent les multiples familles, personnes âgées, enfants et même nourrissons, familles au RSA ou en procédure de surendettement victimes de pratiques illégales aujourd’hui en France. Ils subissent le mépris qui leur est souvent renvoyé par certains services de ces distributeurs.

Les multinationales veulent faire croire qu’elles respectent la loi. Pire, elles affirment qu’elles n’ont plus la possibilité de recouvrer les impayés, mais c’est faux. Elles peuvent toujours obtenir des saisies sur compte ou sur salaire pour les usagers indélicats. De façon préventive, elles pourraient mettre en place de véritables services clients, dialoguant, permettant aux familles d’échelonner les paiements.

La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile de France se félicitent de ces décisions de justice mais combien en faudra-t-il pour que les distributeurs cessent ces pratiques inhumaines ? Combien de temps les élus de la République laisseront-ils ces abus se poursuivre ?

La caricature de cette situation est bien Antoine Frérot, PDG de Veolia, qui fait du lobbying auprès  des élus et des médias prétendant que l’interdiction des coupures d’eau a fait exploser le niveau des impayés de facture. Des élus et des journaux complaisants reprennent à leur compte ce discours sans même vérifier ce qu’il en est réellement.

Nous, nous affirmons, que cet homme, Antoine Frérot, est un menteur et un hors la loi. Un hors la loi car de nombreux tribunaux ont condamné sa société, Veolia. Il continue néanmoins à couper l’eau illégalement. Un menteur car Veolia n’a jamais accepté de jouer la transparence et de publier les chiffres sur lesquels elle se base, et pour cause, ces chiffres, ceux des familles concernées par la loi Brottes (non mélangés à ceux des résidences secondaires ou des professionnels), n’existent pas !

Nous mettons au défi Veolia et SAUR d’ouvrir leurs statistiques aux associations, aux fédérations d’élus et notamment la Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies (FNCCR). Ouvrons le débat, faisons la transparence, nous y sommes prêts. Antoine Frérot y est-il prêt ?

Nous en appelons à la FNCCR pour que cette fédération d’élus soit l’arbitre de cette transparence.

Les élus de la République et le législateur ne peuvent pas laisser perdurer de telles violations des lois. Quel sort serait celui d’un délinquant condamné 8 fois en 2 ans pour la même violation de la loi ?!

Lire les décisions de justice (en PDF) ici et

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