France Libertés, avec de nombreux membres fondateurs*, a le plaisir de vous annoncer le lancement de l’Université du Bien Commun à Paris. Le 14 octobre 2017 commencera un cycle de 7 rencontres, ateliers, débats et projections sur une grande variété de problématiques autour des biens communs : « Biens communs, histoire, actualité et perspectives ».

Un samedi par mois, le grand public est invité à participer aux cycles préparatoires de l’Université du Bien Commun, à Paris.

Qu’est ce qu’un bien commun ?

Un bien commun est une représentation sociale dont plusieurs définitions sont possibles en fonction du contexte social, historique et culturel. France Libertés s’appuie sur la définition la plus large possible, afin que chacun puisse se l’approprier.

Un bien commun du vivant est un élément indispensable à la vie de l’humain. Sa gestion doit donc résulter de décisions prises collectivement par des citoyens émancipés qui ne peuvent pas se trouver exclus de ce processus. Les biens communs du vivant sont essentiels au bon développement des sociétés.

Pourquoi une Université du Bien Commun ?

Alors que le vivant est devenu brevetable, que l’éducation se transforme un service marchand, que l’eau est considérée comme une marchandise, de la même manière que les semences, le logement, les transports, la santé… la mobilisation autour des biens communs s’intensifie.

Matériels ou immatériels, les biens communs suscitent de nouvelles pratiques. France Libertés et ses partenaires pensent qu’un changement social peut en découler, orienté vers la solidarité, le partage et le collectif.

Les biens communs sont des réalités en devenir et dont il faut assumer la grande diversité. C’est pourquoi l’Université du Bien Commun à Paris entend promouvoir leur connaissance et celle des forces en présence dans tous les champs où elles opèrent (droit, économie, anthropologie, philosophie, histoire, sciences, technologies, agriculture, numérique…).

Les 7 cycles de rencontres, ateliers, débats et projections auront lieu un samedi par mois de 14h30 à 18h30 au 100, Établissement Culturel Solidaire (Paris 12e). Gratuite, et ouverte à tous les publics, l’Université fonctionne de manière coopérative et sera officiellement créée en mars 2018.

La session d’ouverture le 14 octobre : « Biens communs – quelle histoire ! »

Pour cette première session, qui aura lieu le samedi 14 octobre 2017, nous échangerons sur l’Histoire des communs, autour de trois éléments historiques et sociaux : le mouvement des enclosures en Angleterre, la controverse Harding/Ostrom sur les biens communs, et l’émergence des nouveaux biens communs immatériels sur Internet.

Différentes questions seront soulevées : Comment prendre en compte la diversité des biens communs dans l’Histoire (luttes pour  l’accès à l’eau, à la terre, à la culture, à la santé) ? Comment construire une histoire globale des communs et des biens communs à travers l’histoire environnementale, l’histoire du droit, l’histoire géopolitique et celle des luttes populaires ?

Les intervenants : Patrick Farbiaz (Semaine anticoloniale), Riccardo Petrella (économiste, politologue, fondateur du groupe de Lisbonne), Nadine Vivier (professeure émérite d’histoire contemporaine à l’Université du Maine), Marie Cornu (co-auteure du Dictionnaire des biens communs – PUF – 2017).

 


Le programme du cycle de rencontres de l’Université du bien commun

Session 2 – L’eau : vers un bien commun mondial ? – 11 novembre 2017

Tout comme les peuples autochtones, France Libertés considère l’eau comme un bien commun du vivant offert par la nature, au même titre que l’air. Le public pourra échanger sur la marchandisation croissante de l’eau, les alternatives et initiatives existantes pour garantir l’accès à l’eau et sur la gestion de l’eau à l’échelle locale, nationale et internationale. Emmanuel Poilane, directeur de France Libertés, animera cette rencontre.

Session 3 – Biens communs : une alternative aux modèles de société dominants ? – 2 décembre 2017

Dans un monde où l’économie de marché à finalité consumériste homogénéise les modes de vie, les biens communs proposent d’autres modes d’organisation coopératifs et solidaires et de hiérarchie des valeurs, qu’il s’agira d’analyser à la lumière des pratiques mises en œuvre.

Session 4 – La technologisation de la vie et ses conséquences. Les technosciences en démocratie – 13 janvier 2018

Les logiques extractivistes, productivistes et prédatrices l’emportent dans le cadre de l’économie dominante marquée par  une financiarisation hautement technologique séparée et hors du temps humain et de l’espace social. Le vivant est-il mort ? Dans ce contexte, l’affirmation d’une dimension éthique et citoyenne des technosciences est impérative.

Session 5 – Sous le bien commun : des savoirs techniques et relationnels. Les constructions du rapport au vivant – 10 février 2018

Qu’y a-t-il sous les biens communs, en particulier sous ceux que nous construisons pour assurer notre alimentation ? La vie bien sûr, mais aussi et toujours des savoirs. Des savoirs techniques que nous mobilisons pour aménager la nature, des savoirs relationnels qui cadrent les modalités d’accès aux ressources et de partage des richesses. Ces savoirs circulent, en même temps que les gènes qui ont été sélectionnés dans les processus de construction des variétés cultivées et des races animales.

Session 6 – Néocolonialisme et communs – savoirs autochtones, brevetage du vivant – 24  mars 2018

La biodiversité, la protection et la transmission des semences paysannes à travers le monde contre leur préemption par les multinationales, seront au cœur des questions abordées lors de cette session en préparation actuellement. Une session qui fait écho au travail de France Libertés contre la biopiraterie.

Session 7 – Situations d’expérience : la culture des Biens Communs à l’Université – 21 avril 2018

Projection du film « L’ambassade des Communs à Bordeaux », réalisé avec les étudiants, enseignants et personnels de la Maison des Arts, qui témoigne de la richesse et de la diversité des créations et de la vie communautaire.

Présentation de l’expérience de l’université Paris-Est Marne la Vallée qui associe étudiants, chercheurs, enseignants, administratifs et habitants autour du recyclage du papier, de l’agriculture urbaine et de la mobilité douce.

Téléchargez le programme détaillé ici.

Téléchargez l’annonce du lancement de l’Université du Bien Commun ici.

 

– Université du Bien Commun –
1ère session le 14 octobre 2017 au 100 Établissement Culturel Solidaire
100 rue de Charenton, Paris 12ème

Ouvert à tous les publics, gratuit.

* L’Université et le cycle de conférences sont coordonnés à l’initiative de Cristina Bertelli et Yovan Gilles (revue et collectif Les Périphériques vous parlent), Frédéric de Beauvoir (Etablissement culturel et solidaire Le 100 ECS) et Riccardo Petrella, économiste, promoteur de l’UBC à Anvers (B) et à Sezano (Vérone, I), en collaboration avec  Anne Douvin (architecte/urbaniste) ; Anthony Laurent et Edouard V.Piely (Sciences critiques) ; Bruno Lamour et Annie Flexer (collectif Roosevelt Paris) ; Claire Dehove (WOS/agence des Hypothèses) ; Corinne Ducrey, Malika Person et Jean-Pascal Derumier (Chemin faisant / pouvoir citoyen en marche) ; Elizabeth Auclair (Université de Cergy-Pontoise) ; Frédéric Sultan (Remix the commons) ; Emmanuelle Veil (Le journal minimal) ; Emmanuel Poilane (France Libertés) ; Hervé Defalvard (chaire de l’ESS-UPEM) ; Joseph Sangiorgio (Coopaname) ; Jérôme Wauschel et Pablo Marticorrea (Université populaire du pays basque) ; Joao Caraça (Kallouste Gulbenkian foundation)  ; Jonathan Keller (Savoirs.com) ; Miguel Angel Nunez, David Flacher et Denis Vicherat (mouvement Utopia) ; Marc Ridel (détecteur, connecteur) ; Patrick Farbiaz (Semaine anticoloniale) ; Thierry Linck, Pierre Dagallier et Michel Augé (Université du vivant) ;  Florence Durand-Tornare (Villes internet) ; Violaine Hacker (Common Good Forum) ; Vincent Glenn (Coopérative D.H.R).

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