Après de longues années de procédure judiciaire pénale, le 17 décembre 2014 Máxima a été innocentée d’une accusation de la part de l’entreprise minière Yanacocha selon laquelle elle et sa famille auraient usurpé des terres appartenant à la mine. Rappelons que d’après les ONG locales,  sa famille a subi pendant des années des hostilités et violence de la part de la mine : logis brûlés, coup de feu nocturnes en l’air, violences physiques et psychiques…

Ce mois-ci, la Cour d’Appel a déclaré  définitivement inadmissible le recours en cassation de Yanacocha SRL. Malgré cela, les hostilités de la part de l’entreprise et de la police continuent. Le  3 février dernier, des travailleurs de la mine ont détruit l’habitation que la famille venait de construire et qui devait les protéger du froid, à plus de 4000 mètres d’altitude. La police est entrée sur les terres de Máxima et l’entreprise a construit un parc pour l’élevage d’alpagas avec une tour d’observation qui vise directement son logis.

Si Máxima a gagné la procédure pénale qui l’innocente de l’accusation d’usurpation de terres, il faudrait engager une procédure civile pour déterminer et régler définitivement la propriété de ses terres. Or, Máxima manque de moyens pour s’engager dans cette longue et coûteuse procédure.

Des dizaines de manifestations en son soutien ont eu lieu ces semaines au Pérou et dans le monde, des milliers de personnes ont exprimé leur appui : ne l’oublions pas et exigeons que l’Etat – central ou régional- fasse respecter le droit, le droit élémentaire à la vie.

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