Au sein de l’Organisation pour une citoyenneté universelle (OCU), France Libertés milite pour des politiques migratoires différentes et le droit à la libre-circulation et à la libre-installation. A Calais, la construction d’un mur autour du port et le déploiement d’un dispositif sécuritaire signe une nouvelle escalade dans la politique sécuritaire européenne.

Hier, de nombreuses prises de parole, notamment de représentants de l’OCU, ont rappelé que d’autres politiques migratoires étaient possibles et nécessaires. Nécessaires parce que comme l’a rappelé Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France et membre de l’OCU, ce sont les politiques sécuritaires qui créent l’insécurité. Les droits humains les plus élémentaires des migrants sont violés. Des associations locales ont rappelé les conditions indignes dans lesquelles vivent les migrants, qui voient leur droit à l’eau potable, sujet sur lequel France Libertés est très active, bafoué. Selon elles, il n’y a que deux points d’eau pour 2.500 migrants.

Trois représentants d’une association locale qui réunit les témoignages de migrants sur les violences policières ont relaté, dans un moment très émouvant, les exactions dont sont victimes des migrants. Ils ont terminé leur prise de parole par l’énonciation des noms de tous les migrants décédés cette année à Calais, au nombre de 19, leur origine et les circonstances de leur mort.

streetart-_calais_dec2014.jpg Trois autres moments très forts symboliquement ont marqué la procession. La première a été la découverte d’œuvres de street artists dénonçant les violences policières. Les artistes s’étaient rendus quelques jours auparavant dans les squats de migrants afin de créer les œuvres avec ces derniers.
Ensuite, la manifestation s’est rendue au mur de la honte, sur lequel les manifestants ont accroché des rubans porteurs de messages.
rubans.jpg

Pour clôturer la manifestation, des représentants de l’OCU ont remis deux passeports de citoyenneté universelle à Guy Bedos et Rokhaya Diallo. Ces passeports portent l’espoir d’un monde dans lequel la migration sera enfin reconnue comme un fait naturel et dans lequel chaque personne pourra se déplacer librement et s’installer où elle le souhaite.

cortege_calais_dec2014_ocu.jpg

Comme le rappelle le Haut-commissaire aux droits de l’Homme dans son discours à l’occasion de la Journée internationale des migrants, aucun être humain n’est illégal. Tous les migrants, qu’ils soient ou non en situation régulière, ont un droit inaliénable à la liberté, la justice et la dignité. France Libertés profitera de cette mobilisation au sein de l’ONU pour défendre au sein du Conseil des droits de l’Homme de juin de nouvelles politiques migratoires, respectueuses des droits fondamentaux, notamment à travers l’organisation d’un évènement parallèle sur le sujet.

Voir aussi