Un pillage économique, une destruction environnementale, sociale, culturelle et institutionnelle. C’est en ces termes que le Tribunal international des droits de la nature a jugé le méga projet de mine d’or en Guyane, Montagne d’or.

C’est les 7 et 8 novembre à Bonn, en marge de la COP23, que ce Tribunal s’est réuni. Dans sa décision, le juge a recommandé la suspension immédiate du projet Montagne d’or et tiendrait l’État français pour responsable s’il venait à l’autoriser

Marion Veber est chargée du programme « Droit des peuples » à France Libertés. Elle répond aux questions de Philippe Boury pour Fréquence Terre.

Marion Veber

Le tribunal des droits de la nature est un tribunal citoyen qui s’inscrit dans une autre démarche de droit : les droits de la nature.

Pour nous c’était important, dans notre mobilisation contre ce projet, de mettre en avant ces droits de la nature qui sont peu étudiés par le monde politique et la société civile. Ce sont encore des droits en construction. On a pu porter à l’attention des juges les différentes conséquences qu’aurait, selon nous, ce projet sur les écosystèmes et comment cela atteindrait les droits de la nature. »


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