Depuis sa création en 1986, France Libertés œuvre pour faire respecter les droits des peuples à travers le monde et soutient notamment ceux qui ont difficilement voix au chapitre (peuples opprimés, minorités, peuples autochtones…). Grâce à son statut consultatif auprès des Nations Unies, France Libertés partage sa tribune avec les peuples qui souhaitent dénoncer l’oppression de régimes autoritaires et le refus des États de reconnaître leurs droits humains fondamentaux.

Sur le terrain et auprès des instances internationales, nationales ou locales, France Libertés mène ainsi des combats historiques (Tchétchène, Touareg, Quechua, Rom, Karen, Maya, Peul, Mapuche, Sahraoui…). Elle s’illustre par ses prises de position en faveur du peuple tibétain et la reconnaissance du Dalaï Lama en tant que représentant de ce peuple. La défense de la cause du peuple kurde vaut à Danielle Mitterrand le surnom de « mère des kurdes ». La fondation s’engage aussi dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud ; d’ailleurs quand Nelson Mandela est libéré de prison, sa première visite en France revient à Danielle Mitterrand. France Libertés participa aussi aux grands projets d’aide aux pays du Sud, comme la reconstruction du système éducatif et social au Cambodge, ou la lutte pour la sécurité sanitaire en Afrique.

Du dialogue permanent qu’entretient France Libertés avec les populations opprimées a émergé un axe central : l’accès pour tous à une eau de qualité. Bien commun du vivant, l’eau est l’élément essentiel à la vie. Le droit à l’accès à l’eau pour tous doit donc être le préalable à toute politique respectant les droits de l’homme. La Fondation s’engage, dès les années 2000, dans une bataille pour la reconnaissance par l’ONU de ce droit. Elle s’oppose à la marchandisation et à la privatisation de l’eau et dénonce la prédominance d’une vision économique de cette ressource. Elle a joué un rôle déterminant dans la mise à l’agenda de cette question aux Nations Unies qui aboutit en 2010 à la reconnaissance du droit à l’eau par l’Assemblée générale puis par le Conseil des droits de l’homme. S’est ouvert depuis un travail pour sa mise en œuvre concrète partout sur la planète, y compris en France.. Face au changement climatique, France Libertés agit aussi pour que la ressource en eau soit gérée durablement dans un souci de préservation de ce bien commun tant pour les générations futures que les écosystèmes.

Devant l’augmentation de graves conflits socio-environnementaux partout sur la planète, France Libertés s’engage également pour la défense des droits des peuples menacés et la protection de leurs territoires. Industries minières, gaz de schiste, grands barrages, biopiraterie… sont autant de menaces pesant sur les peuples, en particulier autochtones. La lutte pour le droit à l’autodétermination, autrefois plus en lien avec des questions politiques et de droits civils, sociaux et culturels, s’étend alors au combat des peuples pour lutter contre la spoliation de leurs terres et ressources naturelles, exiger le droit au consentement et plus largement le droit de définir leur développement. France Libertés est donc active dans la promotion de ces droits à travers des actions de plaidoyer à l’échelle onusienne, nationale et locale et à travers le soutien à des projets de terrain. Au-delà de la dénonciation, France Libertés met en avant les savoirs traditionnels des peuples et leurs visions du monde, et en particulier de la Nature, comme source de solutions pour repenser les paradigmes en vigueur qui conduisent à la mise en danger des biens communs du vivant et des droits humains.

 

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 Chronologie France Libertés