Il y a trois ans, le Brésil connaissait sa plus grande catastrophe environnementale. Un barrage de déchets miniers cédait à Mariana, au sud-est du pays, à un peu plus de 400 km au nord de Rio de Janeiro. Bilan : 19 morts, plusieurs dizaines de villages touchés, quatre millions de personnes affectés au total. Trois ans après la rupture, les plaies ouvertes par les boues toxiques sont toujours à vif pour le peuple Krenak, au mode de vie et à la culture profondément connectés au fleuve.

Aujourd’hui, la Fondation France Libertés lance une grande campagne de sensibilisation sur la question du peuple Krenak.

Camille DechambreCamille Dechambre, chargée de campagne à France Libertés répond aux questions de Philippe Boury pour Écolodio.

Tout d’abord, le peuple Krenak demande que ce drame soit reconnu comme un crime. En parlant d’accident, on opère une déresponsabilisation totale de l’entreprise et de l’État. Cela permettrait de reconnaitre la violation d’un certain nombre de droits du peuple Krenak et ainsi d’obtenir justice. 


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