C’est une victoire judiciaire contre les tentatives de museler l’expression. Le 20 décembre dernier, le tribunal de grande instance de Paris relaxait France Libertés et son ancien directeur, Emmanuel Poilane, des accusations de diffamation portées par Veolia.

Ces plaintes intervenaient après plusieurs procès gagnés par France Libertés depuis 2014 contre le distributeur d’eau dans le cadre de la lutte de la Fondation pour le droit à l’eau en France. La Fondation France Libertés et la Coordination eau Ile-de-France ont accompagné en justice durant ces années de nombreuses victimes de coupures d’eau et de réductions de débit d’eau pour impayés.

Après plus de deux ans de procédure, c’est un combat pour la liberté d’expression qui est reconnu.

Emmanuel Poilane, membre du Conseil d’Administration et ancien Directeur de la Fondation France Libertés, répond aux questions de Philippe Boury pour Écolodio.

Emmanuel Poilane

« Ce qui est très intéressant dans la décision qui a été porté par la 17ème Chambre du tribunal de Paris, c’est qu’elle fonde notre légitimité à intervenir dans les médias pour dénoncer des pratiques illégales d’acteurs économiques. Cela nous renforce dans notre ambition de continuer ce travail. Mais surtout cela construit une jurisprudence qui sera utile à d’autres personnes qui sont attaquées pour dire, quand on attaque dans l’intérêt général et qu’on le fait de façon intelligente, informée, structurée, on a le droit, voire même le devoir, d’interpeller, devant les médias, ces entreprises multinationales qui travaillent contre l’intérêt général. C’est en cela qu’on est renforcé »


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