La protection de la planète est l’enjeu majeur de ce siècle pour la communauté internationale. Mais cette lutte rejoint le combat des peuples autochtones pour leur survie.

Cette convergence des luttes était au cœur d’une table ronde organisée début avril à Grenoble, dans le cadre d’une quinzaine dédiée à la résistance des peuples autochtones et aux écocides. Avec en point d’orgue, la question des menaces qui pèsent sur les peuples autochtones du Brésil.

Marion VeberMarion Veber, responsable du programme « Droit des peuples » à la Fondation France Libertés, répond aux questions de Philippe Boury pour Fréquence Terre.

« Pour les peuples autochtones, l’écocide, le fait de tuer les éléments qui constituent la nature et les équilibres des écosystèmes, va de pair avec ce qu’eux nomment génocide ou parfois ethnocide. C’est à dire que, en tuant la nature, on tue ces peuples, puisqu’on met à mal leur mode de vie. Ecocide et génocide sont extrêmement liés. Donc ils se font en fait les porteurs de nouveaux termes juridiques qui sont aujourd’hui de plus en plus repris pour repenser notre système de droit. C’est le même principe aussi avec la montée en puissance de ce qu’on appelle les droits de la nature : reconnaître des droits à la nature ».


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