Depuis mercredi 9 octobre, la Turquie mène une offensive militaire au nord-est de la Syrie contre les forces kurdes, une opération baptisée “source de paix”. Les frappes visent les Unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde qui constitue la colonne vertébrale des Forces démocratiques syriennes (FDS), principal acteur de la victoire sur Daech dans la région.

Un peu partout dans le monde, des voix s’élèvent pour condamner ce coup de force du président Erdogan. La communauté internationale monte au créneau et des ONG s’inquiètent du brasier ravivé par la Turquie.

Jérémie Chomette, Directeur général de la Fondation Danielle Mitterrand, répond aux questions de Philippe Boury pour Fréquence Terre.

Jérémie ChomettePour le territoire du Rojava, c’est d’abord une question de survie des populations sur place. Ce sont les morts, les grands déplacements. Et ce sont des populations qui ont subi la guerre depuis des années et qui demandent juste une seule chose, c’est de vivre en paix. On va encore une fois leur enlever cela.

Sur le plus long terme, c’est aussi la fin d’un projet d’émancipation et de transformation radicale dans ces territoires. C’est un projet qu’on a pu voir sur place en juillet, où les femmes notamment et les minorités prennent le pouvoir et développent un nouveau modèle de société démocratique, féministe et écologiste, dans une région qui en a profondément besoin et sur une planète qui en a profondément besoin. Pour nous, ce qui se passe là-bas est une vraie source d’inspiration. C’est aussi la fin marquée, si l’invasion venait à durer, d’un espoir très fort pour la région et pour la planète .


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