A l’occasion de la journée mondiale sur la diversité biologique, écoutez Subama Mapou, du peuple Kanak, très active sur la question de la protection des savoirs traditionnels sur la biodiversité et de la lutte contre la biopiraterie.

Subama Mapou - Kanak - Nouvelle Calédonie

Subama Mapou, ethnobotaniste et phytochimiste, co-fondatrice de l’Institut Kanak des Plantes, de l’Artisanat et des Langues Autochtones (IKAPALA) et créatrice de Gardenia Cosmetique répond aux questions de Philippe Boury pour Fréquence Terre.

« J’ai commencé une thèse à l’université de Nouvelle-Calédonie en 2017 sur la cosmétopée en Nouvelle-Calédonie. Cela correspond à toutes les plantes décrites pour leur usage en cosmétique. Dans le cadre de ma thèse, j’ai  voulu qu’il y ait une reconnaissance de ces pratiques. […] Je n’ai pas réalisé d’enquête ethnobotanique tant que je n’avais pas ce document de consentement préalable libre et éclairé avec les détenteurs de savoirs. C’est le cœur du processus. Il faut que tous les acteurs soient d’accord pour qu’on puisse valoriser telle ou telle plante. […] La philosophie de ce projet est de valoriser ces connaissances traditionnelles, mais en intégrant totalement les populations du pays, au niveau des tribus. »

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