p100006822222.jpgFrance Libertés défend une transition de nos sociétés vers des modes de vie, de consommation et de production énergétique respectueux de l’environnement, de l’eau, des droits humains et des générations futures.

Nos sociétés placent une foi inébranlable dans la découverte de nouvelles énergies, comme les hydrocarbures non- conventionnels ou la fusion nucléaire, qui nous permettrait de maintenir nos modes de vie actuels. Pourtant, ces sources nouvelles impliquent une dégradation des écosystèmes toujours plus importante (déforestation, pollution des nappes phréatiques…) et des dépenses pharaoniques.

Ces « fausses solutions » ne font qu’occulter l’urgence d’une transition énergétique, face à la double contrainte de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour limiter le réchauffement climatique à 2°C, et de l’épuisement des ressources naturelles, notamment des énergies fossiles (pic pétrolier…). Comme l’affirment les ingénieurs de Négawatt, l’énergie la plus propre est celle que l’on ne consomme pas. La réduction de nos modes de consommation est une source infinie d’économies d’énergie.

Le scénario négaWatt 2011 prévoit une réduction de la demande en énergie primaire de 65% d’ici 2050, ce qui nous permettrait de sortir du nucléaire avant 2035, de produire plus de 90% de notre énergie grâce aux sources renouvelables, et donc de réduire nos émissions de CO2 d’un facteur 16 d’ici 2050. Cette réduction drastique de notre consommation d’énergie passe par deux démarches : (1) l’efficacité des processus de production, acheminement et consommation d’énergie et (2) une plus grande sobriété de nos modes de vie.

La sobriété « consiste à interroger nos besoins puis agir à travers les comportements individuels et l’organisation collective sur nos différents usages de l’énergie, pour privilégier les plus utiles, restreindre les plus extravagants et supprimer les plus nuisibles. » Cette démarche, à la fois individuelle et collective, est au cœur de nombreuses initiatives : villes en transition, ressourceries, AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), monnaies alternatives et systèmes d’échange locaux… Réduire notre consommation énergétique implique tout particulièrement de relocaliser nos modes de vies : consommation de produits locaux, réduction des déplacements individuels et utilisation des transports en commun…

En parallèle, le choix des énergies renouvelables, pour le chauffage et l’électricité, entraînera également une relocalisation de la production de l’énergie par rapport à la production très centralisée que représente le nucléaire. Cette relocalisation doit être synonyme de réappropriation des choix énergétiques par les citoyens. Nous devons rétablir une démocratie au sens strict, c'est-à-dire que les décisions doivent être prises par ceux qui en subissent les impacts.
D’autre part, à l’échelle internationale et nationale, une gouvernance transparente et indépendante des lobbys industriels et financiers doit être garantie.

La transition énergétique n’est pas une contrainte, un poids ou un obstacle pour nos sociétés. C’est une chance de recréer du lien social entre nous, de prendre une part active aux choix politiques locaux, et de redécouvrir des modes de vie et de consommation plus sobres.

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