Avec plus 1 800 participant.es de tous horizons, venu.es échanger, réfléchir et construire ensemble les résistances et mobilisations de demain, cette édition de l’Université d’été des mouvements sociaux et des solidarités a été un événement plein d’énergie positive et de rencontres !

Au cœur de ces cinq jours, la Fondation a organisé divers temps communs et participé à de nombreux ateliers enrichissants.

« Pour un autre rapport au vivant. : les voies qui se dessinent dans les dynamiques autour de l’eau »

Six collectifs sont venus partager leurs expériences de lutte pour défendre l’eau dans leurs territoires. Leurs multiples mobilisations ont révélé la diversité des menaces qui pèsent sur cette source de vie et la pluralité des moyens d’actions pour la protéger.

La vision néolibérale de l’eau dénoncé par le mouvement chilien Modatima ; l’épuisement des nappes phréatiques pour remplir les immenses « bassines » destinées aux monocultures du marais poitevin combattu par le collectif de Bassine Non Merci ; la pollution de la rivière Falémé au Sénégal exploitée par des entreprises extractives dénoncé par Anzoumane Sissoko ; l’appropriation de l’eau par la société Volvic dans le Puit de Dôme combattu par le collectif Eau Commun 63, sont autant de faces de la même médaille : celle d’une vision utilitariste de l’eau promue par un système productiviste destructeur.

Les alternatives autour du Parlement de Loire et la possibilité de donner la parole et prendre en considération les non-humains dans les décisions, expérimenté par le POLAU et le tissage de liens affectifs et sensibles avec le ruisseau des Aygalades à Marseille grâce à la passion du collectif des Gammares a dessiné les contours de nouveaux rapports à l’eau et au vivant.

« Alternatives et soulèvements populaires : vers un nouvel internationalisme ? »

Coorganisé avec le réseau IPAM, une dizaine d’intervenant.es venu.es des quatre coins du monde se sont succédé.es pour donner à voir leur lutte et partager les alternatives radicales qui s’inventent dans leur territoire.

Un premier temps a permis d’écouter des intervenant.es d’espaces alternatifs de mobilisation qui contribuent à promouvoir l’engagement. Tout d’abord, Gus Massiah a retracé l’histoire du CICP (Centre international de culture populaire), haut lieu de la solidarité internationale à Paris ; Naji, depuis la Palestine, a permis de découvrir le Centre Laylac, un centre d’action de la jeunesse palestinienne pour le développement local ; des représentant.es de l’Ambazada de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et du Centro Sociale « Il Cantiere » de Milan étaient également présent.es.

La seconde conférence a mis la lumière sur l’importance de se doter de moyens d’existence dans les pratiques solidaires et révolutionnaires.  La Cantine Syrienne, basé à Montreuil, le collectif Buzuruna Juzuruna et le média alternatif « Mégaphone » au Liban, Christos Giovanopoulos depuis Athènes et des représentant.es de la coopérative agricole et artisanale autogérée Longo Maï ont permis de mieux définir l’entraide en situation de crise systémique et comment l’appliquer dans des échelles de plus en plus grandes.

Finalement, un troisième temps autour de l’auto-organisation, l’autodétermination et la démocratie radicale a été illustré par les interventions du mouvement féministe 8M au Chili, pays en pleine ébullition de renouveau démocratique suite à l’« estallido social », d’une participante du « paro nacional » en Colombie et d’un activiste du Soudan sur la dynamique des « comités de résistance ».

Jérémie Chomette, directeur de la Fondation et Chloé, volontaire au Rojava International Center ont également fait le point sur l’utopie qui a pris vie au Nord-Est syrien pour TV bruit. Une émission à découvrir par ici

Où en est le Rojava, au Nord-Est de la Syrie ? from Tv Bruits on Vimeo.

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