France Libertés soutient les droits des peuples autochtones, notamment leur droit à l’eau et leur droit à vivre selon leur mode de vie traditionnel. Or, ces droits sont mis en danger par le changement climatique. En effet, les peuples autochtones sont les premiers affectés et sont particulièrement vulnérables du fait de leurs liens si particulier avec la Nature. Mais les peuples autochtones ne sont pas simplement des victimes du changement climatique, ils se mobilisent aussi pour le combattre. Lors de la conférence, Irène Bellier, anthropologue et chercheure au CNRS a expliqué comment les peuples autochtones du monde entier s’organisaient pour participer aux discussions internationales sur le changement climatique et porter leur vision et leur solution.

La plupart des peuples autochtones entretiennent un lien sacré avec la Nature. Tom Goldtooth, représentant autochtone d’Amérique du  Nord qui a créé un mouvement global d’autochtones impliqués dans la lutte contre le changement climatique, a parlé de la cosmovision des peuples autochtones pour qui il est nécessaire de demander à la Terre Mère la permission de prendre ses ressources naturelles. Il a critiqué la vision occidentale selon laquelle il est possible de prendre indéfiniment sans jamais donner en retour. Une femme Sarayaku d’Equateur, Ena Santi, a quant à elle expliqué que la pollution de leurs terres entrainait la disparition de la biodiversité et empêchait son peuple de vivre de manière traditionnelle.

Les représentants autochtones ont dénoncé un changement climatique intrinsèquement lié à un système de domination. Temta Gyaltsen, représentant du peuple tibétain, a tout d’abord rappelé le lien harmonieux de son peuple avec la Nature et sa connaissance profonde de son fonctionnement. Alors que le peuple tibétain était nomade pour permettre à la terre cultivée de se reposer et de continuer à produire, la colonisation par la Chine a obligé les tibétains à se regrouper dans des villages, les privant de leur moyens de subsistance et de leur culture. Des représentants de peuples autochtones d’Amazonie, Felix Santi Sarayaku d’Equateur et Hector Martin Manche Ashaninka du Pérou, ont quant à eux expliqué que les autochtones et la biodiversité vivaient harmonieusement en Amazonie  mais cette harmonie est brisée par les projets extractifs. Pour Marie Roue, anthropologue française, autochtones et scientifiques doivent travailler ensemble. Il ne faut pas chercher à simplement traduire la vision et les solutions des autochtones mais bien construire avec eux notre résilience face au changement climatique.

Enfin, des jeunes représentants autochtones ont montré que la jeunesse était active pour combattre le modèle capitaliste et extractiviste. Julius Daguitan, représentant de l’Asia Pacific Indigenous Youth Network et Isso Nihmei, coordinateur de 350.org Vanuatu et Pacific Climate Warrior, ont expliqué comment ils agissaient dans leur pays pour mobiliser la jeunesse et bloquer des projets mortifères. Isso Nhimei a par exemple raconté sa participation au blocage d’un projet extractif à l’aide de pirogues.

France Libertés soutient le combat des peuples autochtones dans le cadre de la COP21 et continuera à défendre leur droit et le droit à l’eau lors de nombreux évènements.

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