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Au sommaire

 

L'édito de Michel Joli

L'année 2015 en un clin d'oeil

Les rencontres "Eau, Planète et Peuples"

En justice aux côtés des victimes de coupures d'eau

Opération Transparence sur le prix de l'eau

Eau et climat : sensibiliser à la lutte contre le changement climatique

Soutenir les droits des peuples autochtones

Lutter contre la biopiraterie

Agir sur le terrain

Agir au Kurdistan irakien

Nous connaître

Comment agir avec nous ?

 

 

 

 

L'édito de Michel Joli, secretaire général de la fondation

2015, mercredi 7 janvier et vendredi 13 novembre : par deux fois quelques hommes ivres de certitudes messianiques sont venus du fond des âges insulter l’humanité toute entière. Baptisé improprement jihad, leur désir de domination est sans limite et s’exprime de proche en proche, conquête après conquête. Il se veut global et irréversible… total ! Seule la démocratie peut s’opposer à ce totalitarisme. La démocratie, c’est le refus d’un ordre imposé à tous par une minorité autoproclamée d’intérêt politique, religieuse ou ethnique. Mais c’est aussi la reconnaissance de la diversité de l’espèce humaine et le combat permanent contre l’uniformisation des individus. Synthèse bien difficile à réaliser, mais indispensable, pour nous protéger simultanément de la menace du fascisme religieux des monstres de Dieu et de la résurrection d’un fascisme occidental réactionnel qui s’alimente de nos angoisses identitaires.

La meilleure façon de résister au quotidien à ces deux périls consiste à affirmer notre solidarité à l’égard des femmes et des hommes menacés directement par l’un et l’autre : ceux qui, dans notre pays, courbent déjà le dos sous l’effet conjugué des extrémismes religieux et politiques ; ceux qui viennent d’ailleurs, poussés par une force majeure irrépressible, se réfugier chez nous. C’est ainsi que l’empathie -le souci de l’autre- peut s’imposer comme la meilleure alliée de la laïcité et de l’esprit de résistance. Danielle Mitterrand ne disait rien d’autre en écrivant :

je comprenais que les murs les plus contraignants et les plus violents n’étaient pas les murs de béton, de pierre ou de fer qui vous opposent un obstacle physique, mais ceux qu’une quelconque dictature vous force à porter en vous-même : le mur de l’intolérance et de l’apartheid, celui de l’argent et celui du mépris…

Pour lutter contre les murs qui séparent, qui enferment et qui isolent, il faut commencer par abattre les préjugés que nous portons en nous et ne jamais retenir l’élan qui nous pousse vers l’autre.

Il est devenu bien difficile aujourd’hui d’être heureux mais il faut cependant trouver les mots pour dire la satisfaction que nous apporte, jour après jour, notre Fondation. Je voudrais insister particulièrement ici sur son implication dans la préparation et la participation à la COP 21 qui pendant toute l’année 2015 a été notre préoccupation essentielle. En réponse au pessimisme ambiant, les responsables politiques ont entendu la société civile et les scientifiques et se sont mobilisés contre un naufrage annoncé. Insuffisamment sans doute, mais un processus irréversible a été déclenché. C’est la première fois que la défense des droits humains rencontre avec autant de ferveur celle des biens communs du vivant.

De ce combat vous trouverez l’écho dans le présent compte rendu d’activités : lutte pour l’accès à l’eau pour tous, lutte contre la biopiraterie, engagement éducatif confirmé auprès de notre partenaire Léo Lagrange, présence effective dans les camps de réfugiés au Kurdistan irakien et tant d’autres actions moins voyantes mais tout aussi efficaces. Toutes sont à mettre au compte de l’enthousiasme de nos salarié-e-s et volontaires auxquels j’adresse de la part du conseil d’administration mes plus affectueux remerciements.

Michel Joli,
Secrétaire général de la fondation France Libertés

 

Lire le rapport annuel 2015 [PDF – 12p]

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