C’est en plein été et loin des feux des projecteurs que l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté avec 122 voix pour, 41 abstentions et sans vote contre le droit fondamental à une eau potable salubre et propre.

Le représentant de la  France a regretté qu’une telle résolution n’ait pu être adoptée par consensus.  Il s’est réjoui, néanmoins, de la reconnaissance de ce droit.  Il a appelé la communauté internationale à joindre ses efforts pour les prochaines échéances des OMD, dont le sommet de septembre et le Forum mondial sur l’eau qui se tiendra à Marseille en mars 2012.

La résolution est un premier pas politique qui devrait permettre de faire avancer l’application de ce droit dans les prochaines années dans le monde.

Tout  le travail reste à faire pour que des paroles, nos nations passent aux actes.

Pour le combat de la Fondation France Libertés sur le droit d’accès à l’eau pour tous, cette étape est une formidable victoire à mettre au crédit notamment de la Bolivie dans sa volonté de porter ce sujet aux Nations Unies mais surtout de l’inscrire dans sa propre Constitution et en faire un droit concret appliqué à tous sur son territoire.

Ce travail reste à faire en France pour que la ressource en eau soit préservée, mieux répartie, que l’on puisse imaginer une péréquation du prix du service de l’eau et que notre volonté de coopérer et d’aider les pays les plus en difficultés soit renforcée.

Les enjeux sont cruciaux à 2 ans du prochain Forum Mondial de l’Eau à Marseille en 2012. La Fondation France Libertés va œuvrer pour que les engagements pris soient suivis d’actions et que les moyens nécessaires soient mobilisés dans ce sens.

En effet, l’aide au développement sur le secteur de l’eau n’est pas aujourd’hui reconnue comme une priorité et les fonds engagés sur ce sujet doivent être largement augmentés.

Nous remercions tous les Porteurs d’Eau signataires de l’appel sur notre site pour leur appui et leur engagement à nos cotés. C’est pour chacun d’eux une belle journée avec ce vote qui marque d’une pierre blanche la possibilité de faire du droit d’accès à l’eau une réalité politique et bientôt technique pour chacun d’entre nous.

Nous reviendrons vers vous en septembre pour continuer à avancer dans ce sens et faire que cette résolution ne reste pas lettre morte. Il nous faudra la présence de tous pour que ce droit fondamental s’inscrive enfin dans nos Constitutions et pourquoi pas dans la Déclaration universelle des droits humains.

Bon été à tous !

Emmanuel POILANE
Directeur de la Fondation

declaration_ag_des_nations_unies_droit_d_acces_a_l_eau.pdf
 

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