Les histoires de plaidoyer pour les droits humains sont incertaines et dangereuses. Malheureusement, elles finissent trop souvent mal. L’histoire des réfugiés du camp d’Ashraf et du camp Liberty, elle, finit bien.

Depuis maintenant plus de 14 années, la fondation France libertés accompagne et aide les moudjahidines du peuple iraniens, prisonniers en Irak, à trouver une solution pour vivre libre et en sécurité. Notre action a consisté en un plaidoyer constant pour leur protection, pour faire savoir les attaques dont ils étaient victimes, faire connaitre au monde les horreurs des meurtres incessants et enfin tenter de trouver une solution de paix pour qu’ils soient accueillis dans un lieu où ils pourraient vivre en sécurité.

C’est en décembre 2016 que l’ensemble de la population du camp de Liberty a pu être accueillie à Tirana par le gouvernement de l’Albanie en lien avec le Haut commisariat aux réfugiés et sous les auspices des Etats-Unis.

Gilbert Mitterrand, Michel Joli et moi-même revenons d’Albanie où nous avons enfin pu rencontrer les 2700 femmes et hommes que nous soutenions depuis 14 ans. Une émotion forte.

Cette émotion était tout d’abord le reflet de la joie de tous ces réfugiés qui enfin peuvent vivre en paix après des années de tortures physiques et mentales. Mais c’est aussi le reflet de la fin de la peur, de la possibilité de vivre sans crainte. Nous avons ressenti cette émotion, nous qui avons la chance de vivre dans un pays en paix, de pouvoir emmener nos enfants à l’école chaque matin sans nous poser la question de nous protéger des tirs de missiles ou d’armes lourdes.

Enfin, c’est un accomplissement incroyable pour une organisation comme France Libertés d'avoir participé à sauver la vie de ces femmes et hommes.

A de nombreuses reprises, nous avons cru que le pire allait arriver et que tous allaient succomber à la folie et à la violence des hommes. Mais l’exode a pu avoir lieu pour sortir de l’enfer celles et ceux qui résistent à l’état islamique d’Iran.

Au-delà de l’émotion, ce combat victorieux nous renforce dans l’idée qu’aucune cause n’est perdue et que les organisations qui plaident pour les droits humains fondamentaux remportent parfois de belles victoires concrètes.

Nous souhaitons à tous les réfugiés iraniens en Albanie de construire une nouvelle étape de leur résistance qui puisse aboutir à un Iran libre et démocratique.
 

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