Le membre de la Coordination Régionale des Usagers des Ressources Naturelles du Bassin du Niger (CRUBN) au Mali été interviewé pendant la COP21 dans le cadre des rencontres "Eau, Planète et Peuples" :

Quand on parle, on parle surtout de notre propre expérience en tant que paysan dans nos terroirs, dans nos villages. Qu'est-ce que nous constatons? Au stade actuel, les sécheresses sont devenues endémiques, c'est-à-dire chaque année la sécheresse reprend. Les pluies ont diminué de 2/3 de 1960 à nos jours. Les pluies s'installent tardivement. Ca perturbe non seulement la vie des populations, mais également des animaux, des oiseaux, de la faune et de la flore. Le décalage des saisons, cette perturbation des températures entre la nuit et le jour, les experts ont dit que c'est le changement climatique.

Les paysans du Sahel s'adaptent aux impacts du changement climatique.

Face à cette situation, il est important qu'on s'adapte, on s'adapte parce qu'on peut pas vivre comme ça. Parce que tu ne peux pas dire : "je ne cultive pas parce qu'il n'y a pas de pluie".

En termes d'agriculture, l'une des alternatives que nous avons trouvé c'est par exemple désormais cultiver les semences précoces. Parce que les pluies ne dépassent pas dans le Sahel deux à trois mois. Par rapport à l'élevage, les gens commencent de plus en plus à destocker le cheptel. Par rapport à la pêche, il faut faire des étangs piscicoles, il faut installer des cages flottantes sur le fleuve.

 

Nouradine Zakaria on Vimeo.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consultez notre brochure "Rendre l'eau à la terre pour restaurer le climat" [PDF]
et la capitalisation des rencontres "Eau, Planète et Peuples" [PDF]

Voir aussi