Une récente enquête de l’Union nationale des entreprises du paysage (UNEP) en partenariat avec l’Ifop démontre que plus de 8 Français sur 10 veulent vivre près d’un espace vert, et que 6 Français sur 10 estiment que la création d’espaces verts devrait être la priorité n°1 de leur ville.

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Ces résultats se vérifient dans les faits : le budget participatif parisien, permettant aux habitants de la capitale de proposer des projets pour la ville, de les co-construire, puis de voter pour sélectionner les lauréats, disposait d’une enveloppe de 35 millions d’euros en 2015. Cette même année, les programmes intitulés « Cultiver en ville », « Du vert à tous les étages » et « Reconquête de la petite ceinture » ont été plébiscités par les parisiens, cumulant quasiment la moitié des votes des participants et représentant environ 12 millions d’euros investis.

Il existe donc une forte attente des citadins envers la réintroduction d’espaces de nature en ville, ce qui témoigne d’un intérêt réel pour l’élaboration d’un cadre de vie futur plus sain, plus agréable mais aussi plus respectueux de l’équilibre climatique.

Ancien aéroport de Tempelhof à Berlin
En effet, au-delà du souhait de renouer avec la nature et d’améliorer le bien-être des habitants, la présence de végétation en ville permet d’atténuer les fluctuations de température inhérentes au bâti urbain minéral. France Libertés est ainsi fortement engagée dans cette thématique à travers son plaidoyer « eau et climat » : la création en ville d’espaces végétalisés, et la réintroduction de l’eau en milieu urbain représentent des solutions pertinentes afin de répondre aux effets du dérèglement climatique. Les arbres apportent un ombrage qui permet d’atténuer les températures, et possèdent une fonction de captage du CO2 très utile. Les espaces végétalisés autorisent aussi la rétention temporaire ou l’infiltration des eaux de ruissellement, contribuant ainsi au bon fonctionnement du cycle de l’eau, et combattant en même temps l’effet d’îlot de chaleur urbain. L’îlot de chaleur urbain est un microclimat artificiel qui s’explique par le fait qu’en journée, les zones fortement urbanisées et minérales emmagasinent la chaleur solaire, pour la libérer la nuit de façon diffuse. Ce phénomène, additionné au manque d’espaces verts et de plans d’eau, fait que les températures au cœur des villes sont sensiblement plus hautes que dans les périphéries, notamment en été.

Ainsi, dans un contexte de dérèglement climatique global, et avec des zones urbanisées très vulnérables aux variations de températures, France Libertés soutient toute initiative citoyenne ou institutionnelle ayant pour objectif l’adaptation au changement climatique ainsi que son atténuation. La végétalisation, et plus largement le retour de la nature en ville, constituent pour cela un outil efficace contribuant de surcroît au rétablissement du cycle de l’eau ainsi qu’au bien-être des habitants.

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